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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 22:09

La maison de maman est presque vidée .... enfin.
Mais si vous saviez comme je suis fatiguée je dirais même vidée. C'est ce qui explique mon absence.

A l'Ile du Levant, « les voyeurs à poils »

En juin 1953, ils  profitent de leurs vacances pour aller passer une journée avec Pierre et Marcelle DERNY sur l'Ile du Levant, île de naturistes. Alors que tous les quatre sont tranquillement installés pour pique-niquer dans les pinèdes, ils voient passer devant eux un quidam à poils, qui revient sur ces pas et demande devinez à qui ? à Pierre pardi, « pardon Monsieur, vous n'auriez pas vu un monsieur avec un casque colonial ? » Pierre est gardien de la paix à la Préfecture de Police de Paris et même en slip de bain il doit avoir une tête de flic !!!. Le plus drôle de l'affaire c'est que le monsieur au casque colonial avait du faire un effet boeuf sur le quidam à poils, car voyez-vous « popol » était au garde à vous !!! 

 

Ils semblaient plutôt faire les voyeurs, car eux qui avaient gardé leur maillot de bain se dirigeaient vers une plage de naturistes et tapis dans les fourrés mataient  les nudistes sur la plage. Quand les nudistes aperçurent nos quatre comparses, ils se sont regroupés à une petite distances en bas des pinèdes et leur ont crié « les voyeurs à poils ». D'après leurs dires, je puis vous assurer que Jean et Pierre se seraient bien mis à poils eux aussi, mais ils n'ont pas osé,  par pudeur, Jean à cause de Marcelle et Pierre à cause de Lisette.  

 

Une jeune femme remonte de la plage avec difficulté à cause des rochers et d'un bébé de deux ans environ qu'elle a dans les bras. Jean et Pierre en chevaliers servants attrapent le bébé par les bras et aident la jeune naturiste. De ce fait se retrouvent leur nez à 50 cm environ du derrière de la charmante jeune femme mais alors un peu déçus : elle a le derrière rouge comme celui d?un singe... sûrement une exposition trop longue au soleil.

 

 

Les inondations

Fin 1955, la Seine est sortie de son lit, toutes les rues du bas de Draveil sont inondées, des trottoirs surélevés en bois sont fabriqués. Les déplacements se font en barque. 

 

A l'entreprise, seul Jean qui est assez grand, est capable d'aller au fond de la cour avec des cuissardes, il y emmène PIEDALLU, un ouvrier qui habite la maison d'à côté, au dessus des bureaux, sur ses épaules pour aller chercher le l'outillage. 

 

Même les rats se sauvent, un jour Jean en trouve un dans un cageot sur le palier du pavillon, il prend le cageot et le jette dans l'eau. On n'a jamais su ce qu'est devenu le rat.

 

Les inondations Boulevard de Bellevue.
La petiote c'est moi !!!!

 

 

Les piqûres de la tante Alice

Alice, la femme de Gabriel Louis, à cette époque a un ulcère variqueux à la jambe qui ne guérit pas. Son médecin lui prescrit 20 cc d'injection tous les jours. Lisette étant infirmière, c'est à elle qu'Alice demande de faire les injections. Il faut dire que Lisette a bien vacciné tous les ouvriers de l'entreprise quand il y a eu cette épidémie de varicelle peu de temps avant. J'en ai d'ailleurs une très belle cicatrice ...

 

Lisette lui fait ses piqûres, mais il y en a beaucoup. Elle commence a s'inquiéter du nombre important, et se dit qu'elle risque beaucoup à faire toutes ces piqûres s'il y avait un problème. Le médecin traitant, le docteur THEVENIN qui vient au pavillon s'en inquiète aussi en voyant le tas de médicament. A son travail, un interne à qui elle en parle la met aussi en garde. Sa décision est prise. Alice qui est retournée voir son médecin, revient avec d'autres piqûres à faire, Lisette lui signifie qu'elle ne peut plus les faire. 

 

Quinze jours après, Jean, Lisette et Jacqueline ont ordre de déménager pour aller habiter dans une maison qui appartient à Gabriel Louis, au 19 rue Jean Jacques Rousseau à JUVISY. Ce déménagement a lieu quelques jours avant Noël 1955.

 

« Le canard était toujours vivant »

Il y a un ouvrier de l'entreprise Monsieur LAUNAY, sa femme et ses deux garçons qui vivent dans le sous-sol de cette maison. C'est avec eux qu'un soir de Noël, en rentrant du travail, Lisette apprend par Jean qu'ils réveillonnent avec eux. Jean a fait cuire une volaille, au moment de la découper, la volaille glisse de sur la table et atterrit par terre (la volaille est peut-être encore vivante). Qu'à cela ne tienne, ils la ramassent et finissent par la découper.

 

 

De fortes gelées

En janvier-février 1956, la température chute d'un seul coup. Lisette qui aime avoir des lauriers roses qui lui rappellent son midi, les a rangé après le déménagement dans un hangar dans la cour du pavillon à l'abri du froid. La température est tellement descendue que les lauriers ont tous gelés. Il faut dire que même la Seine est gelée et Marc et Bernard (les enfants d'Alice et de Louis MOUREAU) font du patin à glace sur  la Seine.

 

 

Jamais à l'heure

Pour aller à l'hôpital Tenon, Lisette prend le train à la gare de JUVISY. Elle part toujours très juste de la maison et court pour aller à la gare. Un contrôleur, à cette époque il y a toujours un contrôleur sur le quai pour donner ordre au train de partir, a compris son problème et bien indulgent fait attendre le train quelques minutes, que Lisette arrive pour donner le signal du départ.

 

Lisette, on le sait bien maintenant est quelqu'un qui arrive toujours en retard, il arrive quelquefois qu'on lui donne rendez-vous une heure avant l'heure prévue. Nul n'est parfait, il faut faire avec, mais pourtant quelquefois cela agace un peu, si elle pouvait faire un effort.

 

 

 

Retour de nuit

Comme elle travaille toujours de garde, elle rentre toujours à la nuit. Souvent Jean va à sa rencontre. Un soir, elle entend derrière elle des pas qui se rapprochent, elle accélère le sien, les pas de derrière accélèrent aussi ... la panique gagne un peu Lisette. La personne la rattrape presque et elle s'aperçoit alors que ce n'est que le voisin. Ouf !!!

 

 

 

Prise en main de la 2CV

Lisette passe son permis en juin 1957. Fin juin 1957, avec Jean ils achètent une 2CV d'occasion comme on sait les faire à cette époque: grise avec une grosse malle à l'arrière, avec les portes avant qui s'ouvre de l'avant à l'arrière de la voiture et que lorsque les femmes en jupe s'assoient à l'avant du véhicule on leur voit le fond de la culotte.

 

Un mécanicien de l'entreprise lui apprend à conduire cette 2CV. Il lui explique d'abord les vitesses, puis lui passe le volant dans la grande rue  à JUVISY, juste après le pont de la ligne de chemin de fer. 

 

Alors là, la 2CV, mais le mécanicien aussi, n'avaient jamais vu ça, Lisette fait monter la 2CV sur le trottoir, redescendre, puis remonter sur le trottoir (heureusement, il n'y a personne sur le trottoir à ce moment là, il y en a qui l'on échappé belle). Et puis voilà la 2CV stabilisée et Lisette qui commence à la prendre en main.

 

 

 

Premier départ en vacances en 2CV

Quelques jours plus tard, départ en vacances comme toujours à l'Almanar, chez Maria IMBERT, mais cette fois pas en train mais en 2CV. Après tout c'est bien pour cela qu'elle a été achetée cette voiture.

 

Peu après Lyon, il se met à pleuvoir très fort, il faut mettre les essuie-glace en route, le mécanicien a bien du lui expliquer mais Lisette ne s'en rappelle pas. Elle est obligée de s'arrêter car elle ne voit plus rien, et cherche à tourner, pousser un énorme bouton situé à gauche du pare-brise. Et voilà les essuie-glace qui se sont enfin mis en route on ne sait comment.

 

La 2CV conduite par Lisette continue sa route toujours sous la pluie. Mais on le sait bien après la pluie vient le beau temps, et voilà la pluie qui cesse et les essuie-glace continuent de fonctionner. Lisette cherche encore du côté du gros bouton qui les a mis en route tout à l?heure et miracle ça y est ils s'arrêtent : Lisette a compris le fonctionnement de ce gros bouton.

 

 

 

Les motards sur la route

A la sortie d'AVALLON, deux motards ont arrêté un motocycliste, Jean qui les voit mais n'a pas son permis, dit à Lisette de faire attention. Devant les motards, la 2CV se met à sauter comme toutes les 2CV. 

 

Le mécanicien lui a dit que dans ce cas il faut ou accélérer ou freiner, après application de la leçon rien n'y fait et la 2CV passe devant les motards en broutant.

 

Les motards qui en ont terminé avec le motocycliste redémarrent et passent un devant et l'autre derrière la 2CV. Il est vrai qu'une 2CV qui broute et qui en plus a des plaques minéralogiques neuves, cela peut sembler bizarre. 

 

Le premier fait signe au chauffeur Lisette de s'arrêter  sur le côté droit, et Jean de dire à Lisette « n'oublie pas ton clignotant » . « Bonjour madame, contrôle de papier s'il vous plaît », lorsque le motard se rend compte de la fraîcheur du permis, il se permet de rajouter « ca n'a pas été trop dur ? ». Et le motard fait signe à Lisette de repartir et Jean à côté d'elle « n'oublie pas ton clignotant ».

 

 

 

La place de TOURVES

Lisette conduit, mais c'est connu, ne se repère pas très bien et Jean la guide si bien, pourquoi ne pas se laisser guider. Arrivé dans le village de TOURVES, petit village en Provence, ils s'arrêtent pour acheter du pain. 

 

Lorsqu'ils redémarrent, Lisette ne sait pas où elle doit aller, Jean lui dit «  tu suis la voiture devant toi ». C'est une voiture blanche et qui tourne à droite, alors Lisette la suit ... mais il fallait aller tout droit. Jean lui dit « je ne t'ai pas dit de tourner à droite », Lisette « non, mais tu m'as dit de suivre la voiture blanche » et Jacqueline d'y mettre son grain de sel « c'est vrai, papa, tu as dit à maman de suivre la voiture » et de colère voici Lisette toute novice qui traverse la place et passe entre un platane et un banc. Les autochtones ébahis n'en sont pas encore revenus : ils ont du se dire ils sont fous ces parisiens, il ne serait sûrement pas passé une rondelle de saucisson entre la 2CV et le platane et la 2CV et le banc.

 

 

Un pique-nique inoubliable

Des vacances de cette année là, nous avons gardé le souvenir d'une journée pique-nique à Saint-Tropez, environ 17 personnes s'étaient réunies, Jean et Lisette bien sur, Jeannot et Juliette, leurs enfants Françoise, Nicole et Hubert, Pierre et Marcelle DERNY, leurs cousins Janette et Colmuche et sûrement Alice DEVAUX, les parents de Marcelle DERNY : Yvonne et Eugène TAILLEUX, Michel et Suzanne ALIX : ceux qui avaient une caravane pliante qui m'a tant impressionnée, et moi-même Jacqueline. Long cortège de voitures, la 2 CV de mes parents en dernier avec Jeannot à l'intérieur qui se demandait si on allait y arriver un jour. Il faut dire que Lisette n'est pas encore très sûre d'elle. Mais n'empêche que la 2 CV qui faisait la tortue sur la route est arrivée le plus près du lieu de pique-nique sur la plage et par conséquent la première. Comme quoi rien ne sert de courir il suffit de partir à point et surtout de savoir rouler sur le sable sans s'enliser : brave et fière 2 CV.

 

Comment Lisette essaie d’abandonner sa fille

Les vacances cette année là sont terminées, il faut rentrer.  

 

Les valises sont mises dans la 2CV, ainsi que des artichauts, des tomates, des fruits sans oublier les succulents raviolis que Paul passe la nuit à faire, tous les ans, avant le départ des parisiens.  

 

La 2CV traîne du derrière, mais voici la famille partie, juste après le passage à niveau de LA FARLEDE, Lisette entend un drôle de bruit, elle pense avoir crevé, s’arrête sur la bas côté de la route et demande à Jacqueline d’aller voir puisqu’elle est plus près. 

 

Jacqueline ne voit pas très bien la roue arrière, elle descend de la voiture et consciencieuse fait le tour de la voiture pour voir si le bruit ne vient pas de l’autre roue. La porte qu’elle tenait ouverte se referme, et Lisette entendant le bruit de la porte démarre laissant sa fille sur le bas côté de la route à se poser bien des questions : comment retourner chez Mémé ?

 

 Mais heureusement Jean s’est aperçu que Jacqueline n’est pas dans la voiture, le signale à Lisette qui fait enfin demi tour rechercher sa fille qui allait s’apprêter à retourner sur ses pas.

 

 

A suivre ...

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Published by Jacotte - dans Famille
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commentaires

Nathlo 23/05/2006 15:27

D'habitude, ce soit les mamies qu'on essaye d'oubleir sur le bas coté ! lol
Jolie histoire...merci...