Publié le 16 Septembre 2010
Et oui, les années se suivent,
mais ne se ressemblent pas.
Il y a un an, le 13 septembre, nous étions ici
Dans ce train mythique qu'est l'Orient Express
Les passages entre deux wagons y sont tenturés de velours bleu.
Et nous y fêtions nos noces d'émeraude
Restaurant de classe, vaisselle aux lettres VSOE (Venise Simplon Orient Express), verres de cristal, nous nous devions d'être élégants pour ce train magique.
Une grande première : tu portais un smoking et comme cela t'allait bien. Tu étais beau comme un coeur.
La cabine y est vraiment petite, mais très chic
Mais non ça, c'est c'est le cabinet de toilette. Une fois les deux portes ouvertes on a celà.
Cabine étroite donc,
Juste la place d'y ajouter une valise de cabine, pas plus.
Mais quel rêve fabuleux.
Ce voyage était mon rêve, tu l'as réalisé pour moi en cette année spéciale qu'était 2009 (mes 60 ans, nos 40 ans de mariage).
C'est vrai que c'est une folie.
Que nous aurions pu faire plein de voyage avec cet argent ...
Mais voilà HEUREUSEMENT que tu l'as fait
car cette année 2010, c'est là,
en Sologne, que j'étais seule, ce 13 septembre.
Et je trouve que 64 ans, est bien jeune pour aller sous terre. Cette foutue maladie avec qui tu vivais depuis 18 ans et que tu pensais avoir domptée t'a vaincu en 10 semaines.
La Maladie de Vaquez est sournoise, de polyglobulie elle a virée en leucémie foudroyante, ne te laissant aucune chance.
Le 31 mai 2009, tu me fêtais, avec nos enfants, famille et amis, mes 60 ans.
Et ce 31 mai 2010, nous t'accompagnions tous et plus, dans ta dernière demeure.
Ton absence laisse un grand vide à ceux qui te connaissent, mais pour moi c'est le gouffre.
Il me faut apprendre à vivre seule.
Il y a tant de chose que je ne sais faire parce qu'elles faisaient partie de tes tâches.
Mes soirées sont néant.
Pas une journée sans pleurs, même les poilus ont du mal à me consoler, mais je suis heureuse de leur présence.
Simplement, je veux te redire que je t'aime.
* * *
A vous qui me lirez,
Ne remettez jamais à demain vos rêves. Tout peut s'arrêter si vite et sans prévenir.
J'ai mis 4 jours pour faire cet article.
Et aujourd'hui, il y a un an, nous étions à Venise où ce train fabuleux nous avait amenés.