Publié le 10 Octobre 2017

Tu n'étais pas célèbre, sauf pour nous.

 
Tu "nounounais" les enfants des autres, et tu as élevé celui d'un ami après son décès, et pourtant tu n'en as pas eu toi même.
 
Tu as conduis nos garçons sur les routes en conduite accompagné, cela te plaisait.
 
Tu étais le docteur de nos voitures, un excellent mécanicien.
 
Tu étais capable de faire des kilomètres à pied et revenir sur tes pas, parce qu'en te promenant, tu avais trouvé un oiseau plein de goudron et que tu voulais le soigner rapidement.
Ta maison, si tu ne t'étais pas retenu, aurait été une arche de Noé.
 
Tu avais récupéré sur les pistes d'Orly, d'un carton éventré, un poussin oie qui devait aller se faire gaver dans les pays de l'Est, tu l'as nourri à la main... il te suivait comme ton ombre. Tu l'avais baptisé Marcel. Mais Marcel ne supportait pas ta femme et la chassait. Nous t'avons aidé à lui trouver un endroit pour qu'il vive heureux. Il a trouvé famille chez un éleveur de canard qui avait eu comme condition de ne jamais te tuer. Tu n'as pas pu aller le voir, pourtant tu y étais invité.
 
Tu es arrivé chez nous, un jour, oiseau blessé par le départ de ton épouse qui demandait le divorce. Nous t'avons accueilli car nous te connaissions bien et tu t'es mis à creuser le garage pour faire une fosse pour voiture. Il fallait que tu "te défoules".
Un jour, te voyant remuer la terre, je t'ai trouvé un surnom qui t'es resté "Bensala".
 
Tu as été de toutes nos fêtes, comme un frère.
 
Tu avais 364 jours de plus que moi :'(
 
Ton cœur te jouait des tours depuis quelques années : 3 morts subites (et pas de la bière). Il détraquait les 3 ou 4 pacemakers que les médecins t'ont mis, et il a fini par te jouer ce mauvais tour samedi matin. Tu es parti ce 7 octobre, jour de l'anniversaire de beau-papa, rejoindre mon chéri dans les étoiles. De là haut vous devez voir les gros avions que vous avez tant côtoyés au sol et toi encore plus.
 
Tu nous laisses, avec les enfants, très tristes et les souvenirs qui remontent rajoutent à ma tristesse.
 
Adieu l'ami Rémi, nous te t'oublierons jamais. Ton livre se ferme, clôturant en même temps un chapitre important du nôtre.
 

 

Ce soir là, nous fêtions les 60 ans de mon chéri, une belle soirée.
Rémi, Micheline et Régis ne nous oubliez pas ici bas.
Je vous aime et pense à vous très souvent.

 

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Rédigé par Jacotte

Publié dans #Famille

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