Publié le 19 Janvier 2018
Un amoureux passionné du Berger de Brie, un homme droit et juste, au caractère bien trempé vient de nous quitter.
Bernard WEBER

Toi qui à 14 ans, pour ton anniversaire voulait non pas, comme l'avaient pensé tes parents, une mobylette, mais un briard. Non pas, non plus, un tervueren que tes parents élevaient mais UN BRIARD.
C'est ainsi qu'est entré dans ta vie ton premier briard GALLUS des Hirsutes qui sera suivi très vite de GRACE des Hirsutes, que tu achèteras avec tes économies. A 14 ans tu voulais déjà faire de l'élevage, car tu avais demandé à Monsieur Blanger une chienne non consanguine avec GALLUS.
A 19 ans, tu deviens membre du club de race du briard. Tu entreras au comité de ce même club deux ans plus tard. Tu en deviendras Président en 1977, jusqu'en 1987.
- Juge qualifié de la S.C.C. pour une douzaine de races des 1er et 2ème groupe : tu disais ne vouloir juger que les races que tu appréciais.
- Juge de travail de chiens de bergers sur troupeaux.
- Chevalier puis Officier du Mérite Agricole.
- Secrétaire Général de la Société Centrale Canine.
- Président de la Société Canine Berry Nivernais : le plus jeune Président de Canine régionale.
- Éleveur de briard sous le nom d'élevage de ta femme Monique : de Lady Fontaine la Belle.
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C'est en 1978 que j'ai fait ta connaissance par et pour le Briard en organisant sur le terrain le "Rassemblement National des Briards". Après novembre 1981, en te rejoignant au comité du CAB, puis en prenant en janvier 1982, les fonctions de trésorière, j'ai travaillé avec grand plaisir à tes côtés pour défendre, protéger et faire connaître cette race si chère à notre cœur qu'est le BRIARD. J'ai beaucoup aimé ta droiture, ton travail pour le bien et dans l'intérêt du briard et uniquement du briard.
Tu aimais à dire "qu'il y a le briard et les chiens".
Nous avons appris à nous connaître, à nous respecter et nous sommes devenus amis. De grands amis, avec qui nous partagions les joies et les peines de la vie, heureusement beaucoup plus de joie que de peine.
Avec Monique vous nous avez offert la plupart des briards qui nous ont accompagnés ou qui nous accompagnent : Thésée, Gitane, Joy, Sethi et Ciana, notre championne de France qui nous a donné cet amour de Hermione.
Depuis plus de 10 ans, la maladie t'avait rattrapé, mais lorsque nous parlions briard, j'aimais voir cette étincelle dans tes yeux qui revenait avec le mot BRIARD.
Tu avais aussi une autre passion, les trains et tu étais très fier du réseau que tu avais créé dans ton sous-sol où tu aimais aller te détendre en construisant ces maquettes reconstituant des coins de vie. Tu y avais même mis une plage naturiste. Naturisme que tu aimais pratiquer en vacances dans les îles ou dans ton jardin. C'est vrai qu'on est bien à poils !
Souvenir d'une soirée langouste en Guadeloupe que vous nous avez fait découvrir
en même temps que le naturisme.

Maintenant, tu as certainement rejoins mon chéri dans les étoiles que tu aimais tant observer la nuit et qui n'avaient pas de secret pour toi. C'était passionnant de t'entendre nous expliquer que l'on vieillissait moins vite dans l'espace que sur terre. Je garde en dernier souvenir, cette soirée que nous avons passée l'été dernier dehors à scruter le ciel.
Souvenir du spécialiste-méchoui lors des anniversaires de nos enfants.
Un petit morceau de viande au passage toi qui l'aimait crue.

Je garde aussi au fond de mon coeur ta joie lorsque, l'année passée, je t'ai donné ce document ancien paru en 1959 dans la revue mensuelle de "La Vie Canine" que tu avais écrit à l'âge de 18 ans et que tu as lu et relu en me disant à chaque fois que tu ne changerais pas un seul mot. Ayant lu le texte peu avant toi, je n'en étais pas étonnée car je t'entendais bien dire tout ça.
Tu m'as expliqué aussi que la briarde en photo était justement ta première Grace (Grace des Hirsutes).
Pour ma part, je n'ai connu que ta seconde Grace, l'arrière-grand-mère de ma Ciana, et ta troisième Grace (nièce de Ciana). Et oui, comme j'aimais à te le dire "maintenant, tu peux dire que tu as eu tes trois grâces"

Bernard, tu es parti ce vendredi 12 janvier, alors que t'avions souhaité 3 semaines avant tes 77 ans. Aujourd'hui, nous t'avons dit au revoir pour toujours. Mais sache que j'ai été très heureuse de te rencontrer et de passer tous ces moments avec toi. Avec mes enfants, nous veillerons sur Monique, mais je sais que tu n'en as jamais douté.
